Conseils patrimoniaux
Une expertise transfrontalière au service des dirigeants, expatriés et familles internationales.
Nationalités, domiciles, régime matrimonial, localisation des actifs et dispositions déjà prises.
Identification de la loi successorale applicable, des droits de chaque héritier et de la charge fiscale en France et en Suisse.
Préconisations sur mesure : choix de loi, testament, donations, adaptation du régime matrimonial, assurance-vie ou structuration.
Coordination avec les notaires, avocats et banquiers en France et en Suisse pour sécuriser chaque acte.
Mise à jour de la stratégie lors d’un changement de résidence, de situation familiale ou de législation.
Elle dépend principalement du dernier domicile du défunt. Pour une personne domiciliée en Suisse, la LDIP désigne en principe le droit suisse ; pour une personne résidant habituellement en France, le règlement européen sur les successions désigne la loi française. Il est possible, sous conditions, de choisir par testament la loi de sa nationalité.
Non. La convention franco-suisse de 1953 en matière de successions a été dénoncée par la France et ne s’applique plus aux successions ouvertes depuis le 1er janvier 2015. Chaque pays applique désormais ses propres règles, ce qui accroît le risque de double imposition.
Oui, si l’héritier est domicilié fiscalement en France au moment de la succession et l’a été pendant au moins six des dix années précédentes : la France peut alors taxer l’ensemble des biens qu’il reçoit, y compris ceux situés en Suisse. L’impôt payé en Suisse sur ces biens peut, sous conditions, être imputé sur l’impôt français.
En France, le conjoint survivant et le partenaire de PACS sont exonérés de droits de succession. En Suisse, la plupart des cantons, dont Genève, exonèrent également le conjoint survivant ; le traitement des descendants et des autres héritiers varie fortement d’un canton à l’autre.
Oui, mais elle a été réduite par la réforme entrée en vigueur le 1er janvier 2023 : la réserve des descendants correspond désormais à la moitié de leur part légale et celle des parents a été supprimée. Les règles diffèrent du droit français, d’où l’importance d’un testament coordonné pour éviter les contestations.
Le plus tôt possible, idéalement avant un changement de résidence, un mariage, une acquisition immobilière ou une donation. Une fois la succession ouverte, les marges de manœuvre deviennent très limitées.
Une succession franco-suisse soulève des questions de loi applicable (règlement européen des successions, droit suisse), de double imposition potentielle, de réserve héréditaire et de déclarations fiscales dans les deux pays. Un accompagnement spécialisé permet d’anticiper ces risques et de sécuriser la transmission.
La loi applicable dépend du règlement européen des successions pour les résidents de l’UE et du droit international privé suisse. En principe, c’est la loi du dernier domicile qui s’applique, mais des exceptions existent pour les immeubles situés en France. Une planification anticipée permet de choisir la loi la plus favorable.
L’anticipation passe par l’analyse de la loi successorale applicable, l’identification des risques de double imposition (aucune convention fiscale successorale ne lie plus la France et la Suisse depuis 2015), l’adaptation du régime matrimonial et la rédaction de testaments coordonnés dans les deux pays.